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SUPPORT THE CHILDREN

Alexandra David-Neel dans les airs !

Cirque acrobatique et féminisme

Du 19 au 24 octobre, la MJC vous propose de participer à une création autour des textes féministes d’Alexandra David-Neel, avec Liz Braga Guimaraes et Pedro Guerra, les artistes de cirque acrobatique du Coletivo na esquina, qui se sont produits au festival Regarde sous tes fenêtres en juillet 2019.

 

Ateliers gratuits (prévoir l’adhésion à la MJC : 10 euros enfants et 15 euros à partir de 18 ans).

À partir de 9 ans, jusqu'à 25 ans

 

Lundi, mardi : de 10 h à 17 h au gymnase Grabinsky.

Mercredi : visite pédagogique de la Maison Alexandra David-Neel à Digne-les-Bains

(horaire à préciser, un covoiturage sera organisé).

Jeudi, vendredi et samedi : de 10 h à 17 h au gymnase des Lauzières.

Apporter un pique-nique.

 

Inscriptions recommandées avant le 15 octobre :

carrefourdescultures.mjc@gmail.com 

ou au 06 83 53 48 77

 

Ce projet est soutenu par le Ministère de la Culture et de la Communication dans le cadre du dispositif C'est mon patrimoine !

 

https://www.alexandra-david-neel.fr

Coletivo Na Esquina

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Regarde sous tes fenêtres est un festival d'arts dans la rue, gratuit, porté par la MJC de Saint-Auban.

Sa programmation allie spectacle vivant, musiques actuelles, arts plastiques, courts-métrages, ateliers de pratiques artistiques, ainsi que des temps de discussion et d’éducation populaire en espace public. 

                                                                                                 

Les deux dernières éditions en images :

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L'écrié

Nouveau numéro disponible !

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L'Ecrié est un journal local et participatif, écrit par la MJC de Saint-Auban.

 

Nous avons publié 7 éditions pour le moment et chacune d'entre elle porte sur un thème différent.

Au sommaire du n°7 :

La forêt : de Saint-Auban à l'Amazonie

La vie du groupe Accords majeurs

La danse provençale

Les addictions aux jeux vidéos et au téléphone

L'épicerie de Maryne et Jeoffrey

Au Carrefour des cultures

La Moyenne Durance, et en particulier la commune de Château-Arnoux St-Auban, sont au coeur de la Haute-Provence, au croisement des Alpes, du Piémont italien et de la Méditerranée. Il s'agit d'une enclave ouvrière au milieu d'un territoire rural. L'usine emblématique d'Arkéma compte aujourd'hui 300 ouvriers environ, après en avoir employé plus de 2 500. Cent ans d'industrie ont profondément dessiné le paysage humain, l'habitat, l'économie, la vie sociale.

Les nationalités d'origine - une trentaine – sont un cas presque unique en région PACA. Russes, Polonais, Grecs, Arméniens, Turcs, Marocains, Italiens... et surtout Kabyles et Andalous, provenant respectivement de Chemini et Carbonera, tous venus de leur pays pour travailler à l'usine. Leur présence est une empreinte indélébile et capitale, une richesse singulière à laquelle se mèle celle des migrations ouvrières de toutes les régions de France « Chtis », lorrains...

Cette diversité culturelle est une caractéristique majeure du territoire, tout comme l'appartenance au monde ouvrier fort d'une histoire centenaire de luttes, d'accidents industriels (chimie lourde), de militantismes politique et laïc… le tout dans un univers paysan qui a toujours été présent. 

La puissance de l'usine a permis de doter le territoire d'équipements collectifs exceptionnels au regard des canons habituels : installations sportives, médiathèque, cinéma d'art et essai, festival international, théâtre, etc. Parmi eux, la Maison des Jeunes et de la Culture, très fortement ancrée dans la mémoire de la population, a connu ses heures de gloire et ses traversées du désert. Aujourd'hui, elle est repartie sur des bases solides, notamment en matière d'éducation populaire avec un travail autour de la mémoire, de la pluralité et de la mixité.

Le projet « Au carrefour des cultures » a déjà connu une première réalisation en 2006, qui avait pour objectif de montrer les similitudes entre les différents exils et ainsi d'éviter les stigmatisations envers toujours les mêmes : musulmans, arabes, kabyles, africains... A travers une manifestation d'envergure, il s'agirait d'exprimer, valoriser et partager les contributions de tous les habitants à une histoire et un bien commun, et de conforter ainsi la légitimité de toutes et tous sur ce territoire. 

Par ricochet, le projet aurait d'autres finalités. En premier, éviter le repli communautaire prévisible en période de crise économique. L'usine, après avoir perdu des centaines d'ouvriers, tremble toujours sur ses bases. Les cortèges de licenciements risquent d'entraîner un repli sur la famille, sur la communauté d'origine, alors que l'usine avait facilité, par des conditions de travail difficiles et dangereuses d'une part, et par une politique de logement adaptée d'autre part, des solidarités effectives. En second, développer un cadre préventif qui permettrait à tous les jeunes de se réapproprier une histoire commune et diverse, favorisant ainsi le croisement des cultures actuelles et anciennes. Enfin, cette action permettrait un temps fort culturel et festif pour lutter efficacement contre les exclusions, les stigmatisations, terrain fertile pour les « idées » d'extrême-droite. Elle pourrait être ainsi un exemple pour toute la région.

 

« Au carrefour des cultures » se décline aujourd'hui sous différentes formes : recueil de témoignages et publication d'un livret, expositions et rencontres, transmission de l'histoire locale à de jeunes artistes espagnols, français et italiens, organisation d'un festival... Autant d'occasions de s'appuyer sur le passé pour construire un avenir où chacun aura sa place.